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Square - vocal.data - auto-production


Tracklist :
1. vocal.data
2. having a bath
3. if only pigs
4. stress + liquid
5. plasma rain
 
 
Square
vocal.data
[auto-production]



Plus d'infos :http://www.electro-square.com/
Les fans d’Amon Tobin vont d’emblée se sentir au chaud sous leur couette musicale en écoutant Square : d’abord, il s’agit d’un artiste qui, comme le mastodonte sus-cité, travaille seul ; ensuite, il a été profondément marqué par son style et, dans la lignée de groupes comme xploding plastix, développe une musique d’ambiance instrumentale (contrairement à ce que laisse présumer le titre de l’album…), riche en sonorités atmosphériques, où l’attention se focalise sur les aigus, et dont les mélodies sont issues de morceaux jazz. Les rythmes étant cependant beaucoup moins travaillés. Mais la comparaison avec le brésilien n’est pas vraiment appropriée, puisque Square ne se contente pas d’imiter : s’il explore une voie ouverte par un autre, c’est de manière tout à fait personnelle et avec un réel talent. Les nappes de synthétiseurs côtoient ainsi de nombreux sons qu’il est allé chercher directement, armé de son inséparable mini-disc, dans la nature (pluie, orage…) ou dans les lieux publics (hall de gare, cafés…).
Le cinq titres s’ouvre sur le morceau éponyme, {vocal.data}, où l’on sent pointer une énergie confinée qui finit par jaillir soudainement, ouvrant un monde aux fluctuations océaniques qui s’épanche généreusement dans les aigus. Vient ensuite {having a bath}, dans une continuité telle qu’on a l’impression que ce second morceau n’est qu’une excroissance du premier. Ici encore, la musique est onctueuse, mais maintenant construite autour de phrases jazzy qui s’entremêlent au sein de strates de frôlements ronflants que leur douceur rend presque soporifiques. On se laisse ainsi couler sans s’en rendre compte jusqu’à {if only pigs}, où des ondes-surfaces finement lissées évoluent en parallèle ou en succession, sur un beat évanescent des plus softs. {stress + liquid} s’accélère un peu plus et abonde en clapotis électroniques. L’écoute s’achève alors sur {plasma rain}, un morceau étrange, le plus travaillé de tous, qui prend son temps pour nous emmener promener sous la chute de particules éphémères.

Sut les dix-huit minutes que durent ces cinq morceaux, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Mais les compositions, même si elles sont admirablement maîtrisées, restent très similaires entre elles et le disque pèche par trop peu de variété, ce qui nous remplit d’appréhension lorsqu’on imagine s’enchaîner 12 ou 15 titres du même acabit sur un album.
Rémy
Note du chroniqueur : (4/5)
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Publié le : 21 Mars 2005.