tete
Vous devriez installer le plug-in Flash.
[home sweet home ][chroniques]
Treva Whateva - Music's Made Of Memories - Ninjatune


Tracklist (album) :
1. Welcome(Skit)
2. Bouncing Bomb
3. Driving Reign
4. Are Your Ready? (Skit)
5. Singalong
6. Havana Ball
7. Breakfast Of Champions (Skit)
8. Dedicated VIP
9. Carpe Diem
10. Music's Made Of Memories
11. Dustbowel
12. We Have The Technology (Foolproof Revox)
13. Thats About It! (Skit)
14. Dangerous Disco (The Director's Cut)
 
Treva Whateva
Treva Whateva
Music's Made Of Memories
[Ninjatune]
(2005)
Distribution : Pias



Plus d'infos :
http://www.ninjatune.net
Zéro de conduite
Treva Whateva rejoint le clan des foutraques du label à savoir Coldcut, Mr Scruff capables de délivrer du hiphop oldschool (Dedicated VIP) funky (Dustbowel, Bouncing Bomb) servis sur de grandes rasades de slap sur la basse et une bonne dose de funk seventies. The Irresistible force n’est pas loin sur Carpe Diem et sur Music's Made Of Memories, le titre éponyme, quand il est question de ralentir le tempo.
Cuivres et singalong ( ndt : chanson à reprendre tous en cœur, si possible bras dessus bras dessous votre haleine avinée dans le cou du voisin ) font bon ménage.
Treva campe ici un étonnant tour d’horizon de son « dj bag devenu album » avec ses ludo-interludes entre deux pichenettes de mixette. We Have The Technology (Foolproof Revox) ne sonne pas vraiment nouveau avec son lot de samples sixties narrant les avancées scientifiques mais le beat clinquant et mordoré qui lui colle la peau en fait une alternative frappadingue aux déjà bordéliques Chemical Brothers.
Enfin Dangerous Disco (The Director's Cut) semble lui vouloir rattraper les violons de Bernard « Psychose » Hermann. Mais remettez tout de suite le disque à la première piste et d’autres souvenirs viendront vous assaillir. Vous donner des fourmillements dans les jambes, de manière assez irrationnelle car le disque n’est pas vraiment voué à la piste de danse. Vous arborerez un large sourire alors que à l’évidence vous n’avez pas assez / encore consommé de ce que qui vous va d’ordinaire si bien au teint et aux cheveux. De manière plus ambiguë Music’s made of memories arbore aussi un goût prononcé pour les années 80. Driving Reign parvient à aligner congas et bongos synthétiques comme même Stock, Aitken et Waterman n’avaient osé le faire dans les infâmes années citées précédemment. Même une version longue de I should be so lucky de Kylie Minogue n’aurait connu un traitement aussi cul-cul. C’est dire si Treva Whateva « connaît son monde » et sait s’en amuser (on lui souhaite en tout cas). Donner dans le deuxième degré dès le début de l’album est plutôt un signe de santé mentale au sein du grand barnum Ninjatune.
C’est bien tout sauf un premier disque carré du bonnet pour finir au tableau d’honneur de la classe. Non Treva mène une sarabande débridée d’un bout à l’autre des 14 pistes entraînant avec lui une foule de souvenirs. Celui d’un cancre heureux et déluré. Un cancre que les filles de la classe aimaient en secret. Qui faisait tourner les profs en bourrique. La pochette imite le similicuir des couvertures d’albums de fin d’année scolaire outre-Manche et surtout outre-atlantique. La musique de Treva Whateva est pour le cœur. Grand sentimental, va !
Erik
Note du chroniqueur : (3.5/5)
un bonhommeun bonhommeun bonhommeun demi-bonhomme

Publié le : 22 Août 2005.