{
S’arrêter à la sonorité bossa exacerbée
sur une partie de l’album (meu destino, exilio) serait
faire peu de cas de the richest man in babylon. Annoncé
comme risqué artistiquement l’album s’avère
la digne suite de cette musique appréciée sur leur maxi
Lebanese Blonde faite de basses rondes et enveloppantes ( all
that we perceive) et de phrasés langoureux pour voix de velours
(un simple histoire, heaven’s gonna burn your eyes,
until the morning).
Étendant son larcin sur la sono mondiale au travers des instruments
( influences orientales disons-le appuyées) c'est surtout
avec les riches collaborations au micro que la compagnie des voleurs parvient
à ses fins d’éclectisme. Les fans de The mirror
Conspiracy seront heureux de retrouver Pam Bricker. Les nouveaux
adeptes seront conquis par — entre autres surprises — par
Emiliana Torrini, Loulou, Notch et les Mc Ragga et Shinehead.
A noter que le livret de la version CD est un voyage à lui tout
seul généreusement rempli de joies et de souffrances aux
quatre coins de la planète ( photo-reportages noir et blanc)}